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DES DÉSERTS, DES STEPPES, ETC.
;( ascendants ; l'Océan libre dont la surface est balayée par le souffle« rafraîchissant des vents alizés ; l’aplatissement des côtes orientales ,« les courants marins froids qui, partant des régions antarctiques et« se dirigeant du S. O. au N. E., viennent d’abord,frapper, sous le 35°« de latitude australe, la côte du Chili; puis, longeant le littoral du« Pérou vers le nord, jusqu’au cap de Parina, se tournent brusque-« ment à l’ouest ; les nombreuses chaînes de montagnes abondantes en« sources, et dont les cimes glacées s’élèvent bien au-dessus de toutes« les couches de nuages et déterminent sur leurs pentes des courants« d’air descendants; l’abondance des fleuves d’une longueur énorme« qui, après d’innombrables détours, viennent tops déboucher sur les« côtes les plus distantes; des steppesnon sablonneux,par conséquent« rayonnant moins de chaleur ; des forêts impénétrables qui abritent« le sol contre les rayons du soleil, couvrent les plaines bien arrosées« de l’équateur, et répandent dans l’intérieur du pays, loin des mon-te tagnes et de l’Océan, des masses énormes d’eau, tant d’absorption« que de végétation (t). »
Enfin les quatre cinquièmes de l’Amérique du Sud étant situés au delàde l’équateur et renfermant de grandes masses d’eau et de hautesmontagnes, cette portion du nouveau monde doit être plus fraîche etplus humide que la portion correspondante de notre hémisphère quiappartient à l’Afrique.
CHAPITRE VIII.
Des principales contrées marécageuses ou couvertes de bruyèresde la France, et de leur influence climatérique.
Il entre naturellement dans le plan de cet ouvrage de parler descontrées marécageuses et couvertes de bruyères les plus étendues quiexistent en France, afin d’indiquer, autant que les documents histo-riques et les relevés statistiques le permettent, l’influence qu’ellespeuvent exercer sur les climats locaux, et de faire sentir la nécessitéde les améliorer. Les contrées que nous allons passer en revue sont :
(1) Tableaux de la nature, t, I, p. 22.