"'FIAriTRE VIII.
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. logne, considérés sous le triple rapport de la salubrité publique, del’irrigation et de la force motrice; les fonds ne furent pas employés.
En 1848, M. Pereira, alors préfet, reprit le projet de son prédéces-seur et le mit à exécution.
M. Machart, ingénieur en chef des ponts et chaussées, chargé duservice des études, adopta en principe que, pour améliorer la Sologne,il fallait :
1° Assainir les parties marécageuses;
2 ° Donner de l’eau aux parties arides et à celles qui sont de natureà être transformées en prairies ;
3° Porter sur tous les points de la Sologne, et au plus bas prixpossible, à l’aide de canaux, la marne sans laquelle aucune culturen’est possible dans un sol siliceux.
Pourapprécierjusqu’àquelpointceprojetd’améliorationpeutremplirle but que l’on se propose, il faut serappeler, comme on l’a vu précédem-ment, que la Sologne est traversée, de l’est à l’ouest, par trois cours d’eauprincipaux : la Sauldre, le Beuvron et le Cosson, formant trois val-lées à peu près parallèles et séparées par des faîtes qui constituent lesaxes principaux auxquels on doit rapporter les opérations d’irrigation etautres. Ces cours d’eau, avecd’autres moins importants, qui vont se jetercomme eux dans la Loire, sont alimentés par un grand nombre de petitsruisseaux prenant leur source dans des étangs ou des marais, et dontla pente, quoique assez faible, serait cependant assez forte pour assurerle parfait écoulement des eaux, si leurs lits étaient curés et redressés.
Le sol de la Sologne, éminemment siliceux, repose sur un bancd’argile très-puissant, imperméable, qui s’oppose au filtrage des eauxpluviales. Là où il n’y a pas de pente, les eaux accumulées formentnaturellement des marécages, qui sont autant de foyers pestilentiels ;tandis que dans les parties en pente les eaux s’écoulent avec unegrande rapidité, et le sol, pendant la belle saison, reste dans un grandétat de sécheresse. On passe ainsi subitement d’un sol extrêmementhumide à un sol extrêmement sec. Les projets d’assainissement doi-vent donc consister à donner au second ce que le premier a de trop,afin d’équilibrer l’état hygroscopique du sol.
Le projet d’assainissement des parties marécageuses situées sur lesplateaux consisterait à réunir les eaux de chaque parcelle de terrain,au moyeu de sillons tracés par la charrue, dans les fossés de clôturedes héritages, mis en communication directe les uns avec les autrespar l’intermédiaire de rigoles, lesquelles seraient chargées en même