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temps de conduire la portion surabondante des eaux dans les ruis-seaux, qui les déverseraient dans les rivières.
Les marais proviennent : 1° de sources à mi-côte qui déversentcontinuellement leurs eaux dans les terrains environnants; 2 ° d’é-tangs en partie comblés qui ne peuvent être desséchés complètementà raison d’un sous-sol imperméable; 3° de fonds de vallées n’ayantpoint de pente sensible; 4° de ruisseaux et de rivières, qui, étantremplis de vase, forment des flaques d’eau au milieu desquelles on nedistingue plus de lit. Tous ces marais assainis formeraient des prairiesproductives, comme des essais, faits sur une assez grande échelle,l’ont prouvé.
On assainirait le fond des vallées en curant à vif les cours d’eau,rectifiant les coudes et détours brusques, qui allongent quelquefoisde moitié le parcours des eaux, et réduisent dans la même proportionla pente déjà très-faible de la plupart des ruisseaux. De petites rigoles,exécutées perpendiculairement aux cours d’eau par les propriétairessur leurs terrains respectifs, compléteraient le système général d’opé-rations. Quant à l’assainissement, on l’obtiendrait en établissant àflanc de coteau des rigoles portant bateau, et destinées à recueillir leseaux provenant des sources qui se trouvent sur les coteaux, afin deles déverser en aval dans le ruisseau.
L’assainissement des plateaux et des vallées étant achevé, on s’occu-perait de l’irrigation. Les anciens étangs situés sur les plateaux, dumoins les principaux, au lieu d’être desséchés complètement pour êtrelivrés à la culture, seraient conservés pour être transformés en réser-voirs; à cet effet, on les curerait à fond, et les déblais serviraient àexhausser les bords, afin d’élever le plus possible le niveau de l’eau.Ces réservoirs serviraient à l’aménagement des eaux provenant desfossés et rigoles et distribuées ainsi, à l’aide de rigoles d’irrigation,'dansles terrains inférieurs, que l’on transformerait ainsi en prairies. Leseaux des rivières et des ruisseaux seraient employées également auxirrigations, après que l’on se serait assuré, toutefois, qu’elles sontbonnes à cet usage.
Pour compléter ce système, faciliter le transport des marnes, etdonner aux réservoirs et aux rigoles toute leur importance en leurassurant un volume d’eau toujours en rapport avec les besoins del’agriculture, on établirait un grand canal de navigation et d’irrigation,qui porterait, par ses nombreuses ramifications, la fertilité et la viodans toute la Sologne. Les principaux embranchements de ce grandcanal seraient reliés aux réservoirs et aux rigoles d’irrigation à l’aide