CUAriïlili VIII.
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de longues rigoles formant elles-mêmes de très-petites artères denavigation. La superficie de la Sologne se trouverait ainsi recouverted’un réseau formé d’un canal principal, de canaux secondaires, derivières, de ruisseaux, de rigolos de différents ordres, et de fossésd’enceinte, qui exigeraient infailliblement l’établissement d’un nombreconsidérable de ponts, ponceaux, passerelles, etc.
L’artère principale de ce réseau serait un grand canal de naviga-tion et d’arrosage s’embranchant à Maimbray, sur le canal latéralà la Loire, traversant la Sologne de l’est à l’ouest, et allant joindrele Cher canalisé, à Monlrichard, pour se réunir à la Loire devantTours.
Ce canal, qui serait à grande section et avec une pente de 0 m ,05par kilomètre, pourrait débiter 7 mc ,40 par seconde; l’eau lui seraitamenée par une dérivation de la Loire, partant de la Madeleine, à7 kilomètres environ à l’aval de Cosne, et aboutissant à Maimbray.Le canal, à partir de ce point, suivrait le flanc du coteau de la Loire,en s’élevant graduellement, en vertu delà différence de sa pente àcelle du fleuve, jusqu’à Saint-Aignan le Jaillard, où il existe d’abon-dantes marnières; là, il se dirigerait vers le sud pour entrer dans laSologne, en suivant à peu près la limite qui sépare les eaux descen-dant perpendiculairement à la Loire de celles qui prennent leur coursà l’ouest. Il dominerait ainsi les sources du Cosson, du Bouriiion, dela Canne, passerait près de Villemurlin, entre Isdes et Vannes, prèsde Souvigny et de Sennely, et franchirait en tranchée de 1 t ra ,54 dehauteur maximum au-dessus du plan d’eau le faîte qui sépare leCosson du lfcuvron, pour aller traverser cette dernière rivière deChaon, jusqu’à la sortie de la tranchée, sur une longueur de 79 kilo-mètres. Le canal ne formerait qu’un seul liiez. Là seulement seraientplacées deux écluses destinées à abaisser le plan d’eau de 6 m , pourdiminuer d’autant le remblai sur le Ueuvron.
Le canal de la Sologne, jusqu’à la rencontre du chemin de fer duCentre, partagerait le pays en deux régions bien distinctes : celle dedroite, à laquelle il pourrait fournir des eaux ; celle de gauche, d’oùil ne pourrait guère qu’en recevoir, attendu qu’elle serait à un niveauplus élevé que celui de scs eaux.
Nous ne pouvons entrer ici dans le système général d’améliorationà effectuer dans les parties de la Sologne situées sur chacune des deuxrives du canal principal ; nous nous bornerons seulement à mention-ner un autre grand canal dit de la Sauldrc, situé sur la rive gauche,lequel, s’embranchant avec le premier, se relierait au système général