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Des climats et de l'influence qu'exercent les sols boisés et non boisés / par M. Becquerel
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I)jE LA SOLOGNE.

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de canalisation. La principale rivière de la contrée située sur cetterive est la Grande-Sauldre. Un décret de l’Assemblée nationale, du10 juin 1 848, avait décidé qu’un canal serait dérivé de cette rivière etétabli sur les hauteurs, afin de servir au transport des marnes deBlaneafort et à l’irrigation, et qu’il en serait détaché plusieurs bran-ches, l’une au delà du chemin de fer, entre le Beuvron et le Néant,l’autre vers les Jarrières, destinées à restituer à la Sauldre le superflude ces eaux. Les travaux de ce canal, commencés en juin 1848, parun atelier national, sans projets préparés, furent interrompus en mai1849, et viennent d’être repris cette année par ordre de l’empereurNapoléon III, sous les auspices duquel on espère que s’effectuerala régénération de la Sologne, l’une des plus grandes entreprisesagricoles de l’époque; question dont la solution est jugée diverse-ment.

Une des causes de la suspension des travaux, en 1849, paraît avoirété le doute qui s’était élevé sur la possibilité d’alimenter le canalavec les eaux de la Sauldre; mais des travaux ultérieurs ont prouvé àMM. les ingénieurs que ce doute n’était pas fondé. Voici comments’exprime à cet égard M. Machart, dans un rapport adressé à M. lepréfet du Loiret et destiné à être présenté au conseil général dans sasession de 1851 :

« La pente de la rivière est tellement forte, qu’en faisant partir d’un« point pris à 2,000 mètres environ à l’aval de Blaneafort une déri-« vation à fond horizontal, dont les eaux seraient tenues au niveaua de la Sauldre, on arrive, après un parcours d’un myriamètre, sur« le point culminant d’un col d’où l’on domine, à 8 mètres de hau-« teur, deux vastes étangs versant, l’un dans la Sauldre, l’autre dans« le Beuvron. En relevant leurs chaussées, les réunissant par une tran-« chée dont les digues serviront à former la digue de l’un d’eux , on« peut les transformer en un seul réservoir capable de contenir envi-« ron 72 millions de mètres cubes d’eau. »

« Si, au lieu de partir de 2,000 mètres en aval de Blaneafort, on« s’en approche un peu plus, sans pour cela relever le niveau de la« rigole horizontale, elle se trouvera fort au-dessous du niveau de la« Sauldre, dont elle devra être séparée par un barrage. Dans les temps« de crue, il suffira de l’ouvrir pour que les eaux s’écoulent dans la« rigole, en vertu de la pente de superficie qui s’y établira, et aillent« alimenter les réservoirs. Dans les sécheresses, on fermera ce barrage ;« on eu ouvrira un autre, mettant le canal en communication avec le« point de la rivière qui est au niveau de son plan d’eau, et on n’aura