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Des climats et de l'influence qu'exercent les sols boisés et non boisés / par M. Becquerel
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DE El SOLOGjXE.

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v. ensuite en communication avec le reste de la France centrale, d’as-« surer, dis-je, une abondante production de combustible et de bois« de service, dont la quantité tend à diminuer chaque jour sur le sol« français, et nous met ainsi dans la dépendance des forêts du nord« de l’Europe à une époque où la construction et l’entretien des che-« mins de fer en exigent une quantité plus considérable.

« Enfin, le boisement de cette région lui assurerait une salubrité« que des travaux d’assainissement ne pourraient lui procurer qu’à« grands frais et par des travaux non productifs.

« On arriverait ainsi à transformer une contrée égale en surface à« un des départements de la France, actuellement aride, pauvre,« malsaine et presque dépeuplée, en un pays productif, nourrissant« une population saine et plus nombreuse, et jouant un rôle important« dans la richesse générale de la France. »

Le reboisement de la Sologne, comme moyeu d’assainissement etd’utilité privée et publique, a été conseillé, du reste, depuis quatre-vingts ans, par les personnes qui se sont occupées de son amélioration,notamment par Lavoisier (page 267 ). C’est le moyen le plus économiqued’abord d’utiliser une partie des terres et d’en revenir à leur état pri-mitif, afin de restituer au sol l’humus que le déboisement lui a enlevé.Mais, pour engager les propriétaires à couvrir leurs terres de semisd’ar-bres verts, surtout dans l’intérieur du pays, il faut établir d’abord desvoies de communication faciles et peu dispendieuses. Atteindra-t-on cebut uniquement au moyen des canaux? Nous ne le pensons pas. Il estprobable qu’avec des voies ferrées semblables à celles qui existentdans le voisinage des mines ou des grandes fabriques, et sur lesquellesla traction est faite à force d’homme ou de cheval, on arriverait aumême but sans dépenser autant. La question est assez importante pourque le gouvernement la prenne en sérieuse considération.

Quoique depuis cinq ans nous ayons défendu avec persévérance lacause de la Sologne, nousne nous dissimulons pas qu’elle doit être en-visagée, delà part du gouvernement,avec une extrême réserve, dans lacrainte d’ordonner des travaux d’art dont la dépense ne serait pas enrapport avec les avantages qu’on en pourrait retirer. Lamarche qu’ilsuitaujourd’hui estdictée par la sagesse; en commençant l’améliorationpar le canal de la Sauldre, dont la dépense peut s’élever au vingtièmeenviron de celle qui est nécessaire pour l’exécution de tous les travauxd’art, on verra alors les avantages que l’on peut se promettre du sys-tème général de canalisation proposé, et l’on comparera la dépenseavec celle qu’exigerait la construction de voies ferrées, La question

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