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ser, pour en revenir à l’état de choses des siècles passés, puis marnerles terres propres à la culture, voilà ce qu’il y a à faire pour améliorerla Brenne, qui touche, pour ainsi dire, à la Sologne, puisqu’elle n’enest éloignée que de 50 à 60 kilomètres.
Des tentatives ont déjà été faites au commencement de 1794 peurdessécher les étangs; mais elles ont échoué devant des préjugés quel’on retrouve dans les pays où il en existe un grand nombre. Lorsquela loi du 14 frimaire an II, qui ordonnait le dessèchement des étangs,parut, de nombreuses réclamations s’élevèrent contre celte mesure:on disait qu’elle était la perte de l’agriculture et du commerce de laBrenne, et le complément de sa ruine ; on déplorait la perte du pacaged’un nombreux bétail, pacage qui ne fournissait cependant à ce der-nier que des herbages et des fourrages médiocres ou de mauvaise qua-lité. On disait encore, et avec une apparence de raison, que les diguesdes étangs une fois rompues, le sous-sol étant imperméable, les eauxformeraient des nappes d’une plus grande étendue. On pouvait répondreà ces objections qu’il n’en était pas ainsi lorsque la Brenne était couvertede forêts et de riches pâturages, parce que la culture et les racines desplantes et des arbres, en divisant la terre, facilitaient la filtration etl’écoulement des eaux. Au surplus, la constitution géologique du paysn’étant pas changée depuis, rien ne s’oppose à ce que l’on en revienneà son état primitif.
C’est dans de telles circonstances que le gouvernement peut interve-nir avec avantage, en éclairant les masses par des spécimen d’amélio-ration ou des essais de colonies agricoles établies sur des bases sanc-tionnées par l’expérience. C’est ce que ne lit pas et ne put faire laConvention, dont toutes les forces vives étaient employées à comprimerla nation sous un joug de Mtr et à combattre sur les frontières. Cestemps néfastes sont déjà loin de nous; la civilisation a marché à pasde géant, et tout nous fait espérer que l’accomplissement de celteœuvre est réservé à notre époque.
§ lif.
De ta Bresse et de ta Donabes.
Je passe à la Bresse et à la Dombes.
Le département de l’Ain est partagé en deux parties, presque égales,par la rivière qui lui donne son nom. Sur la rive droite se trouventla Bresse et la Dombes; sur la rive gauche, le Bugey et le pays deGex, dont je n’ai point à m’occuper.