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Des climats et de l'influence qu'exercent les sols boisés et non boisés / par M. Becquerel
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CIlÀl'miE \ i11.

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La Bresse et la Dombes l'ont partie d’un même plateau, comprisentre la Saône, l’Ain et le Rhône, lequel se rattachant, jusqu’aux portesde Lyon, aux hauteurs de Calvière, va en s’abaissant du midi au nord,et se prolongeant jusque sur les départements de Saône-et-Loire et duJura. Ses parties culminantes sont placées vers le Montellier, entreChalamont et Meximieux. De ces points, le plateau commence à s’inflé-chir vers le midi, et les cours d’eau s’y dirigent naturellement; tandisque les plus considérables, ceux qui se trouvent au centre du plateau,la Chalaronne, le Moignan, le Renon, l’Irame, la Veyle, etc., etc., ontleur cours au nord-ouest, dans une direction presque contraire à celledes grandes rivières qui la bordent.

Les parties culminantes sont à 300 mètres au-dessus du niveau de lamer, et à 130 mètres au-dessus des rivières qui les bordent au sud, àl’ouest et à l’est; la pente du plateau est plus forte qu’elle n’est en au-cun pays de plaine, puisque la pente la plus faible, du midi au nord,est de 2 millimètres par mètre, c’est-à-dire quatre fois plus forte quecelle du bassin du Rhône et du Rhône lui-même. A partir de cesmêmes points, la pente de l’est à l’ouest est de plus de l centimètrepar mètre, c’est-à-dire cinq fois plus forte que l’autre.

Le plateau est composé de couches successives d’argile, de marne etde graviers, recouvertes d’une dernière couche plus ou moins épaisse denature argilo- siliceuse qui se laisse difficilement traverser par l’eau ;c’est pour ce motif que l’on a découpé le terrain cultivé, surtout versla partie nord du département, en petites pièces bombées dans leurmilieu, d’une superficie d’environ C ares, afin de faire écouler les eauxpluviales superflues dans des fossés perpendiculaires appelés chaintreset baragnons ; exemple que l’on n’a pas encore cherché, à imiter dansplusieurs localités analogues.

En s’avançant vers le midi, la terre végétale perd peu à peu de saconsistance et devient moins compacte; c’est pour ce motif que laDombes souffre moins des années humides que la Bresse. Cette der-nière, sans ses prairies peu étendues, ses étangs desséchés et ses terrescalcaires, serait inférieure à la Dombes.

La surface du plateau constitutif de la Bresse et de la Dombes estsillonnée d’un grand nombre d’ondulations ou plis de terrain dont ona profité pour établir des étangs, comme on l’a fait en Brenne. Dansla partie nord de la Bresse, les anciens étangs ont été desséchés ettransformés en prés d’assez bonne qualité. Ils avaient moins d’étendue,parce que les bassins des petites rivières occupaient les grands plis deterrain.