DE LA CAMARGUE f.T DE LA CRUT.
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Dans la partie nord, près de Trinquetaille, les sables dominent etcouvrent de grands espaces ; au sud, l’argile est plus abondante, et di-minue en approchant de la mer, où les sables du rivage envahissentle sol cultivé.
Les vents forment des plaines sablonneuses aux abords du grandet du petit Rhône, surtout à la pointe septentrionale de l’ile.
Un nombreux bétail pacage dans les pâturages de la Camargue ;savoir, 75,000 bêtes à laine pendant huit ou neuf mois de l’annéeet qui les quittent vers la fin de mai pour les montagnes pastoralesoù elles vont passer l’été; 2,000 chevaux errent toute l'année dansles marais, ainsi qu’un grand nombre de bœufs libres qui y sont àl’engrais.
Les marais fournissent un excellent engrais et un fourrage que lebétail mange en vert dans la belle saison, et dont une portion estréservée pour l’hiver. Ces marais sont donc de véritables prairies na-turelles.
Depuis longtemps on a admis la possibilité de transformer un jourla Camargue en une contrée des plus fertiles, en y exécutant, avecune sage persévérance, des travaux et ouvrages d’art, tels que chaus-sées, canaux d’irrigation et de vidange, et enlevant aux terres,par des lavages, l’excès de sel qui nuit à la culture ; mais il est dé-montré aujourd’hui que l’on ne peut dessaler les terres de la Camar-gue en y amenant des eaux douces qui, en dissolvant le sel, l’entraî-neraient à la mer au moyen de fossés d’écoulement (Note citée plushaut de M. de Gasparin); nous y reviendrons plus loin. Poursuivonsnotre exposé.
Dans la petite Camargue, il existe une forêt de pins dans les sablesqui recouvrent la partie méridionale.
La Crau, dont l’étendue est à peu près la même que celle de la Ca-margue , est une vaste plaiue comprise entre les Alpines et la mer,d’une part, et entre le Rhône et les étangs deMartigues de l’autre; elles’étend entre Arles, Salon et Fos. On évalue son circuit à environ120 kilomètres. La nature de son sol est bien différente de celle du solde la Camargue : celui-ci est limoneux et sans mélange de cailloux,tandis que la Crau est couverte de cailloux de toute nature et de toutegrosseur, provenant des montagnes de la haute Provence. La plainede la Crau n’est pas unie ; sa surface, très-inégale, présente des dépres-sions remplies d’amas d’eau et même des vallées sèches, à la véritépeu profondes, mais qui sillonnent la plaine vers ses bords du côté desétangs de la Valdue et de Fos. A part les cailloux, le sol delà Cran est