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Des climats et de l'influence qu'exercent les sols boisés et non boisés / par M. Becquerel
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DE LA OAMAllUÜE EX DE LA (UIAL.

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pourraient eutrer dansles pâturages inoadés sansânconvénients graves.M. de Gasparin fait observer avec raison qu’il est douteux que ce pro-cédé, qui, du reste, est rationnel, soit employé aujourd’hui, tant estgrande la répugnance du fermier de la Camargue à se priver de lamoindre partie de ses herbages.

M. de Gasparin croit que ce n’est pas à dessaler le pays que l’ondoit se borner; il faut encore, tout en adoptant la méthode des col-mats, dirigés successivement dans les parties basses du domaine,pourvoir à l’arrosement de toutes les prairies qu’il est nécessaire d’yétablir. Voilà ce qui lui fait penser que son plan s’associe parfaitementà celui de M. de Rivière, et que seul il peut tirer la Camargue del’état rétrograde où elle est tombée.

M. de Rivière fait encore plusieurs objections auxquelles M. de Gaspa-rin répond. Il dit, par exemple, qu’on ne saurait adopter un plan suivid’amélioration et de culture pour la Camargue, qui changerait toutesles habitudes du pays, demanderait la présence des propriétaires, uneplus forte population agricole et des capitaux considérables ; que l’in-salubrité de l’air s’oppose à ce que le propriétaire ait des agriculteursétrangers pouvant s’y fixer, et que les habitudes du pays ne sont pasde verser de grands capitaux sur les exploitations rurales.

L’exécution du plan de M. de Gasparin n’exige pas, à beaucoupprès, la résidence constante du propriétaire à son domaine; il consisteà diviser le sol en un nombre de métairies ou fermes, proportionnéau capital des fermiers, et à avoir une machine qui procure une quan-tité d’eau suffisante d’une manière constante. Une résidence plus oumoins prolongée pendant les premières années, et des visites fré-quentes ensuite, établissent définitivement cet ordre immuable. Pen-dant ces résidences mêmes, la santé du propriétaire est loin d’ètreexposée, s’il prend des mesures hygiéniques. Quant à la populationagricole, M. de Gasparin fait voir qu’il faut renoncer aux bras no-mades des ouvriers temporaires, et que, par l’établissement d’ungrand nombre de fermes, on attirera sur son terrain tous ceux quisuffiront à sa culture. Dès que l’on aura une ferme bâtie et une po-sition stable à offrir, on trouvera, en Dauphiné, dans la haute Pro-vence, dans les Cévenncs, des familles laborieuses qui viendront lesoccuper.

Le plan de M. de Rivière s’étend à l’ilc tout entière, qu’il voudrait,par une seule opération, assainir et rendre à la culture en desséchantles marais et les étangs qui couvrent une grande partie de sa surface.

Enfin, dans la note précédemment mentionnée de M. de Gasparin