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Des climats et de l'influence qu'exercent les sols boisés et non boisés / par M. Becquerel
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C1JAPITRF. X.

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de glaise compacte et inculte, à laquelle le laps d’un siècle ne ren-« dra pas la végétabilité.

« Les chèvres menacent les taillis et les clôtures d’une entière des-« traction. »

Lot-et-Garonne.

1804. M. Pieyre, préfet :

« Depuis vingt ans, le prix du bois s’est élevé dans une progression« d’autant plus rapide, qu’on ne prend aucun soin pour le multiplier ni

« pour le conserver.Cependant le temps presse ; pendant long-

« temps l’administration forestière est restée sans vigueur.Il n’existe

« plus maintenant de haute futaie dans ce département, le bois de« charpente y est rare, et celui pour la marine en petite quantité.

« Sept forges à fer coulé ne vont avec activité que six mois de l’an-« née, à cause de fa rareté du bois. »

Vaucluse.

M. Bourdon-Vatry, préfet ( Annuaire statistique).

Les vieillards assurent qu’autrefois les vents du couchant apportaientsouvent des pluies en été ; ils soufflent à la même hauteur; ils s’entre-choquent, et de là des ouragans..

Avant 1789, on passait plusieurs hivers sans voir de neige dans nosplaines. Maintenant il en tombe chaque année; elle couvre en entierla surface de la terre, et jusqu’à interrompre les communications.

Quelles qu’en soient les causes, notre climat n’est bientôt plus re-connaissable.

« A des jours purs et tempérés succèdent des froids âpres et rigou-reux, semblables à ceux des contrées septentrionales de la France.

« A l’abri des montagnes qui sont au nord, l’olivier s’est conservé;les causes qui l’ont entièrement détruit ailleurs en ont diminué lenombre.

« Depuis le dépérissement des oliviers, il n’est pour la montagneque la vigne, l’orge et le sainfoin.

« Une vaste forêt de chênes blancs, d’yeuses, de mélèzes et de pinscouvrit toute la contrée; c’est une vérité attestée.... La charrue vintsillonner les fonds.... Aujourd’hui le déboisement du département està peu près consommé par l’effet des défrichements, par la tourmenterévolutionnaire, et l’olivier s’est réfugié dans quelques abris isolés ; onen attribue le dépérissement aux dévastations du bois dont les hautesmontagnes étaient couvertes ; on ne saurait douter qu’ils ne les proté-