FFFETS MI DÉBOISEMENT. .”>27
geassent contre ces redoutables vents du nord, qui maintenant arri-vent sans obstacles, chargés de tous les frimas des régions boréales.L’olivier prospérait dans la vallée de Sanet avant que la plupart desmontagnes eussent été défrichées... Le noyer remplace l’olivier.
« Le reboisement du département, et surtout des hauteurs aujour-d’hui dépouillées, est un objet dont on ne doit pas moins s’occuper, cequi dépend du gouvernement. »
Deux-Sèvres.
M. Dupin, préfet :
« La température est plus favorable dans la partie méridionale,parce que cette partie est abritée des vents du nord par une chaîneassez élevée et couverte de forêts ; les productions y sont plus précoces ;il y a plus de vignes et une plus grande population.
« L’écobuage détruit tous les principes essentiels de la végétation,et la terre écobuée... tombe dans la classe des terres ruinées et stéri-les ; il est môme de vastes communes qui sont entièrement dépourvuesde bois. Les forêts du nord du département sont généralement dé-vastées. »
Mont-Blanc.
1804. M. Saussay, préfet:
« Les plans et devis pour le diguement de l’Isère sont dans vos bu-reaux, citoyen ministre; il est bien à désirer que cet objet puissefixer votre attention ; on rendrait à l’agriculture une quantité consi-dérable de terrain dévasté par les torrents de l’Isère, de l’Aisse et d’Al-banne, dans les plaines situées entre Chambéry et le Bourget.
« Les forêts formaient, avant la révolution, une des principales ri-chesses du Mont-Blanc; mais, après avoir été décimées par les agentsde la marine, elles ont été longtemps abandonnées à la plus entièredévastation; la cognée a frappé partout, l’armée des Alpes et les in-cendies ont dépeuplé des forêts immenses ; on a même détruit jus-qu’aux moyens de reproduction.
« La loi du 10 février 1793, sur le partage des biens communaux,a fait dépeupler les forêts ; les affouages n’ont lieu qu’au préjudice desforêts voisines; de là vient la fréquence des avalanches, des torrentset des éboulements des terres. »
Lozère.
M. Jerphanion, préfet :
« Les défrichements en général sont funestes ; la dégradation du sol