CHAPITRE X.
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l’intensité de la chaleur durant cette saison. Selon lui, es forêts s’op-posent au réchauffement de la terre, et les arbres sont de puissantsconducteurs de calorique ; ils le soutirent de la terre pour le répandredans l’atmosphère, tandis que les terres et les rochers nus en inter-ceptent l’expansion, et conservent, en outre, très-longtemps celui quilui est communiqué par l’action immédiate du soleil.
« Depuis trente années, époque à laquelle a commencé la dépopula-« tion des forêts dans le Var, les chaleurs ont été beaucoup plus seu-« sibles qu’auparavant. »
Le lecteur est prié de remarquer les assertions suivantes :
« L’abatis des forêts n’a pas diminué la quantité annuelle des« pluies.
« Quant à la diminution des sources, elle est considérable depuis les« défrichements; il est hors de doute que la chute des forêts a fait« tarir presque toutes les petites sources et atténué considérablement« les plus importantes.
«Lorsque les pluies tombent sur des terres penchantes et dépouil-« lées de végétaux ... elles se changent en torrents superficiels ...« les forêts en ralentissent la vitesse, et elles forment des réservoirs.»(Il n’est donc pas indifférent qu’il y en ait sur la cime des montagnes.)
« L’évaporation est peu considérable où il y a des forêts ; les sources«doivent donc être abondantes dans les pays boisés, et elles dimi-« nuent par les défrichements.
« L’écoulement des eaux pluviales et l’évaporation sont dans leur« plus grande force, quand les terrains en pente ne sont pas couverts« par des forêts.
« Depuis le déboisement du Var, l’air atmosphérique est d’une cons-« titution vive et sèche ; l’humidité que les forêts entretenaient en tem-«péraient l’excès; aujourd’hui, les défrichements les ont fait dispa-
« raître, et cette propriété nuisible a repris toute son intensité.
«Depuis le déboisement, les plaines d’Hyères, Fréjus, la Napoule,« Saint-Tropez, etc., sont devenues malsaines, et leur état empire tous«les jours. •
« Les rivières et les ruisseaux, par leur exondation, forment des ma-« rais. »
Rhône.
1804. « C’est dans la zone où il y a le plus de forêts qu’on trouve« les sources des rivières. »