CONSTANCE ET VAUIAB1LITÉ DES CUMATS. 557
alors moindre, et les bas-fonds rétrécissent le lit en plusieurs points.Les glaces des débâcles supérieures s’arrêtent et se soudent plus faci-lement , et alors le fleuve est pris. 2° S’il survient une débâcle dansle cours supérieur, et qu’elle soit surprise par une nouvelle gelée, lesfragments de glace se prennent également et couvrent le lit. Dans cecas, la congélation d’une rivière n’accuse pas une température exces-sive, mais bien des successions de gelées et de dégels, qui occasion-nent des débâcles dans les montagnes et lient les glaçons entre euxdans les plaines.
11 peut arriver encore une époque où une rivière soit plus ou moinssujette à se congeler : si par hasard les eaux sont réunies dans unseul lit par la disparition des bas-fonds et des rétrécissements, leurvitesse deviendra alors plus considérable, et aucun obstacle n’arrêterales glaçons à leur passage. La rivière, qui gelait habituellement, pourrabien ne présenter que rarement ce phénomène.
Les vents peuvent être pris aussi en considération; mais alors il nefaut pas oublier que les pays à vents violents paraissent avoir, d’aprèsles sensations qu’on éprouve, une température hivernale plus rigou-reuse que celle qui est annoncée par le thermomètre.
La permanence de la neige sur la terre sert à apprécier la longueuret la persistance du froid en hiver, mais il faut bien préciser les épo-ques de sa chute et de sa disparition.
Phénomènes 'périodiques. — Les diverses phases de la Végétationet de la vie animale, étant en rapport avec la température du lieu,fournissent des matériaux utiles pour établir son caractère météoro-logique. (Voir page 50 et suivantes.)
Ou relève avec soin l’époque de la foliation, celle de la floraison,de la maturation des fruits et de l’exfoliation ; en ce qui concerne lerègne anima), on note également avec soin l’arrivée et le départ desoiseaux voyageurs, l’époque de l’accouplement et du chant desoiseaux, etc., etc.; mais on ne peut user de ces données qu’avec beau-coup de réserve, attendu que ces époques, déjà difficiles à fixer,varient, d’une année à l’autre, entre certaines limites. Dans lesclimatsmoyens, elles ne peuvent être consultées utilement que lorsqu’ellesrésultent d’un grand nombre d’observations, c’est-à-dire lorsqu’ellesen présentent les moyennes.
Lorsqu’un pays renferme des palmiers et des oliviers dont les fruitsn’arrivent pas à maturité, c’est une preuve que l’hiver y est tempéréet que l’été n’atteint pas le degré de chaleur nécessaire pour la matu-ration.