CDAPITUE XI.
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les Allegbanies et les montagnes Rocheuses ; 3° le haut plateau situéentre les montagnes Rocheuses et les Alpes maritimes de la Nouvelle-Californie, que traverse l’Orégon ou rivière de Colombie.
Depuis que l’on se livre dans trente-cinq postes militaires à des ob-servations thermométriques, suivies sur un plan uniforme conçu parJohn Calhoun, on commence à avoir des notions beaucoup plus exac-tes, sur le climat de l’Amérique septentrionale, que celles que l’onavait du temps de Jefferson, de Rarton et de Volney. Les stations sontréparties sur une étendue de 40 degrés en longitude et s’étendent dela pointe de la Floride et de Plie Thompson, sous 24°33' de latitude,au Council-Bluffs sur le Missouri. Voici les observations générales quenous devons à M. de Humboldt sur les rapports de température de cestrois régions :
« Il ne faut pas croire que, dans la seconde région, la température« moyenne soit plus élevée que dans la première. Si l’on voit à l’ouest« des Alleghanies certaines plantes s’avancer plus au nord, cela tient en«partie à la nature même de ces plantes, et en partie à la répartition« inégale de la chaleur moyenne annuelle entre les quatre saisons. La« large vallée du Mississipi est placée sons l’influence de deux condi-« tions calorifiques, qui sont, au nord, les lacs du Canada, et au sud le«Gulf-Stream du Mexique. Les cinq lacs canadiens occupent une su-« perfide de 4,232 milles carrés géographiques, et le climat est d’autant« plus doux et modéré que la contrée est plus rapprochée des lacs :
« ainsi, par exemple, à Niagara, sous 43°15' de latitude, la tempéra-« ture moyenne de l’hiver ne descend qu’à 1/2 degré au-dessous du«point de congélation de l’eau; tandis que l’eau des lacsà44°53', au« confluent de la rivière Saint-Pierre et du Mississipi, dans le fort Snel-« liug, la température moyenne de l’hiver est de 7°, 2 R., à cette dis-« tance des lacs canadiens (dont la surface est 5 à 600 pieds au-dessus« du niveau de la mer, tandis que le lit des lacs Michigan et Huron est« près de 1,500 pieds au-dessous du niveau de la mer), ce pays a, sui-« vaut des observations récentes, un véritable climat continental. Les« étés y sont plus chauds et les hivers plus froids. « It is proved, dit« Forry, by our thermometrical data,that the climates west of tlieAl-« leghany chain is more excessive than that of the Atlantide Océan. » Au« fort Gibson, sur la rivière de l’Arkansas, qui se jette dans le Missis-« sipi (à 35°47' de latitude, la température moyenne de l’année attei-« gnant à peine celle de Gibraltar), on a vu, dans le mois d’août 1834,« le thermomètre s’élever à 37°7' R. à l’ombre et à l’abri du rayonne-« mcntdusol. Cen’est que depuissoixante-dix-huitansàpeine qu’il y a