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ne nous restoit plus qu’à gravir au-dessus d«roc qui forme la pointe du mont : il est très-escarpé; mais ses rides, ses fentes offroient desprises à nos mains et à nos pieds ; cette routedevenoit. facile après les autres. Nous l’escala-dons, et nous nous trouvons, avec une doue®surprise, au niveau de la plaine que forme lacalotte du Velan. Un spectacle aussi étonnantque magnifique se déploie alors à nos regards :le ciel paroissoit un drap noir dont la terreétoit enveloppée ; le soleil qui brilloit, augmen*toit cette noirceurîrNos yeux baissés parcou-roient un espace immense, hérissé de pointe»aiguës, coupé par des vallons obscurs. Le Mont- Blanc s’élevoit sous la forme d’une pyramideinclinée , et sa té le altière paroissoit comman-der à toutes les Alpes . Au loin, à travers lesvallées profondes, se distinguoient l’extrémitédu lac de Genève, Vevay assis sur son rivage ,les monts, rians de verdure, qui l’environnent.3e découvris la chaîne du Jura , le lac de Neu-châtel : j’aurois aperçu Milan, Turin, sij’avoispu percer l’obscurité vague qui sembloit lesenvelopper. L’oeil ne discernoit qu’un océand’air et de vapeurs ; plus près, un nombre pro-digieux de glaciers se montroit, sous différentesformes, resplendissans des feux du soleil, qu’ils