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Tome second.
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C 26-i )

réfléchissoient de toutes parts. Une immobilitéimposante, un silence majestueux imprimoientdans mon aine des sentimens nouveaux , im-possibles à décrire. Le bruit des avalanches,répété par les échos, seul nous avertissoit de lamarche du temps : nous planions, pour ainsidire, au-dessus du monde. Les fleuvesnaissoientà nos pieds, dans ces lieux la nature paroîtexpirante 5 et cest cependant quelle assembledes forces pour porter sur la terre la féconditéet la vie. Après mêtre pénqtrp de cette vue, jeconsultai le baromètre ; il étuu à dix-sept poucesonze lignes, et le thermomètre de Réaumur à troisdegrés et demi au-dessous de la glace. Daprèsmon calcul, jétablis la hauteur du Velan de dixmille trois cent quatre-vingt-onze pieds au-dessusdu niveau de la mer. Pendant tout le temps quejy restai, je ne vis dautre insecte quune guêpe,qui, épuisée de forces, périt sur la neige, et unpapillon qui, dun vol rapide, franchit la ca-lotte du mont; et pendant quatre heures demarche, je naperçus sur ma route aucun vestigede végétation ».

Il est temps, ma chère tante, de reposer maplume et ma tête ; nous sommes bien avant dansla nuit. Déjà jen tends la voix du coq qui chante;déjà le paisible fermier , sa femme, sa fille mo-