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deste et laborieuse, et leurs valets, et l’oiseau ca-ché dans le bois qui avoisine sa maison rustique,finissent un tranquille sommeil, et vont bientôtrecommencer leurs travaux journaliers. Moi,oisif habitant des villes, intervertissant l’ordrede la nature, je vais, à l’approche de l’aurore,me livrer au repos de la nuit. Je baise respec-tueusement les mains de la plus aimable et laplus chérie des tantes.
Je suis resté, dans ma précédente lettre, dansla maison de monsieur Murith, où nous jouis-sions d’un doux repos et de la conversation deson fils ; je vais donc en reprendre le fil, etvousredire ce qu’il nous apprit relativement auxmoeurs des Valaisans , et en général de cellesde la Suisse . Ce seront moins mes observationsque celles de ce savant et aimable curé deLidde j car des voyageurs comme nous, qui