DENT-DE-VAU LION.
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et sur nos mains, nous mîmes clans cette atti-tude modeste la tète à la fenêtre pour voir ducent cinquantième étage au moins (deux millepieds), ce qui se passait dans la rue : elle étaitétroite, mais tapissée du plus beau vert, et denombreux troupeaux, dans l’infiniment petit,y cherchaient leur pâture. De l’autre côté s’éle-vait une montagne noire, couverte de sapins,formant la frontière de la France . Dans unegorge entre celte montagne et une autre pluséloignée, passait en zig-zag la route de Pontar-lier, par laquelle nous étions entrés en Suisse ,aboutissant au village de Jongne, où nousavions couché. Vers l’ouest, loin au-dessous denous, le lac de Joux ( Lac-des-Montagnes) pa-raissait de la grandeur d’un étang, quoiqu’ilait deux lieues de long, et environ une demi-lieue de large. C’était dans le village situé surses bords que nous devions chercher un gîtepour la nuit.
Le soleil se couchait lorsque nous commen-çâmes à descendre; ce que nous fîmes en pleinecourse, et presque sans pouvoir nous en em-pêcher, sur un plan incliné de pelouse rase. Levillage était dans un triste état, car l’eau du lacs’est lentement mais régulièrement élevée de-puis quelque temps ; elle est parvenue à dixpieds au-dessus de son ancien niveau, et l’on nesait où elle pourra s’arrêter. Ce lac, qui reçoit