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Tome I.
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DENT-DE-VAU LION.

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et sur nos mains, nous mîmes clans cette atti-tude modeste la tète à la fenêtre pour voir ducent cinquantième étage au moins (deux millepieds), ce qui se passait dans la rue : elle étaitétroite, mais tapissée du plus beau vert, et denombreux troupeaux, dans linfiniment petit,y cherchaient leur pâture. De lautre côté séle-vait une montagne noire, couverte de sapins,formant la frontière de la France . Dans unegorge entre celte montagne et une autre pluséloignée, passait en zig-zag la route de Pontar-lier, par laquelle nous étions entrés en Suisse ,aboutissant au village de Jongne, nousavions couché. Vers louest, loin au-dessous denous, le lac de Joux ( Lac-des-Montagnes) pa-raissait de la grandeur dun étang, quoiquilait deux lieues de long, et environ une demi-lieue de large. Cétait dans le village situé surses bords que nous devions chercher un gîtepour la nuit.

Le soleil se couchait lorsque nous commen-çâmes à descendre; ce que nous fîmes en pleinecourse, et presque sans pouvoir nous en em-pêcher, sur un plan incliné de pelouse rase. Levillage était dans un triste état, car leau du lacsest lentement mais régulièrement élevée de-puis quelque temps ; elle est parvenue à dixpieds au-dessus de son ancien niveau, et lon nesait elle pourra sarrêter. Ce lac, qui reçoit