TTOFWYI.. 5o3
Les manufactures, en donnant une valeurau travail des enfans , encouragent la popu-lation au-delà des moyens permanens de sub-sistance, et l’institution de Ilofwyl présenteraitle même inconvénient si elle parvenait à sou-lager entièrement les parens du fardeau de leurfamille; mais l’expérience ne prouve pas encoreque des institutions de cette nature puissentse défrayer entièrement elles-mêmes.
La population fait des progrès alarmans dansle canton de Berne , et il existe des usages quine sont malheureusement que trop propres àla favoriser. Les jeunes paysannes de ce canton ,aussitôt qu’elles ont atteint l’âge de quinze ouseize ans, ont de temps immémorial joui du pri-vilège d’admettre seules dans leurs chambres,du samedi soir au dimanche matin, un ou plu-sieurs jeunes préteridans à leurs bonnes grâces.Ces visites étaient, à ce qu’on assure, inno-centes autrefois ; mais le nombre croissant desnaissances illégitimes, laisse peu de doutes surleur nature actuelle, et la disposition ultérieurede ces enfans, à la charge de la mère dans cer-tains cas, du père dans d’autres, ou enfin de lacommune, est l’objet d’une législation et d’uneadministration assez compliquées. Les jeunesamans se marient souvent à la première gros-sesse; à tout événement, mariées ou non, pres-que toutes les paysannes deviennent mères, et