q3o phénomène singulier.
L’on voit encore leurs ruines et de vastes sou-terrains qui communiquaient avec la lotir deStratlingen, près de l’embouchure actuelle dela Rander, ainsi que les vestiges des murs d’uneville auprès de Spiez ( i). On trouve d’un côtédu lac des sources sulfureuses; de l’autre côté,au pied du Beatenberg et dans le voisinage dequelques couches de gipsum, plusieurs sourcesbitumineuses où le pétrole flotte sur la surfacede l’eau ; on y trouve aussi du charbon fossileà peu de profondeur, trésor dont les Suisses n’ont pas encore su tirer parti. La présencede ces substances peut servir à expliquer unphénomène très extraordinaire qui eut lieu il ya douze cents ans. Dans l’année 598-9, dit Fré-dégaire, le continuateur de Grégoire de Tours ,l’eau du lac de Thun ( lacus Dunensis ) s’échauffaspontanément, particulièrement vers l’embou-chure de l’Aar ( Arola ), au point de cuire ( de-coctarn) le poisson tout vif. Aimoin , écrivain duneuvième siècle, raconte cet événement à peuprès de la même manière, et le place dans laquatrième année du règne de Thieri, deuxièmeroi de Bourgogne , qui mourut en 61 3 . (2)