Band 
Tome I.
Seite
44
JPEG-Download
 

PJKSTALOZZI.

A\

timent quil a voulu leur inspirer à l'égard deleurs instituteurs, est la foi et lamour , cest-à-dire ce quils éprouvent, ou sont censés éprou-ver à légard de leurs parens. Regardant lému-lation comme le germe de passions dangereuses,il ne veut point lexciter, et la rejette commemoyen déducation : cest , dit-il dans son idiomeparticulier, la queue de Bonaparte ! Il avaitcoutume dexercer lentendement de ses élèvespar des conversations et des questions conve-nablement dirigées, soit de la part de linstitu-teur , soit de celle de lélève, de manière que cedernier parvînt à construire de lui-même, enquelque façon, les élémens des sciences; de lemettre aux prises avec les difficultés, et de leslui faire surmonter jusquà un certain pointpar ses propres forces (i), avant de lui fournirles règles mécaniques qui remplissent ce but

(i) Afin dexercer les enfans aux calculs de tête,M. Pestalozzi avait autrefois imaginé de se servir de cubesou dés ; un de ces dés représentait lunité. Lenfant con-servait aisément dans son esprit limage dun groupe deplusieurs unités ; trois, par exemple: ensuite on lui pré-sentait plusieurs groupes ; trois, par exemple, de trois déschacun , faisant neuf; puis trois fois trois groupes de troisfaisant vingt-sept, et ainsi de suite, aussi loin que sesfacultés pouvaient embrasser. Lorsquon demandait àPhilidor comment il pouvait conduire jusquà trois partiesdéchecs , sans voir les pièces , il avait coutume de-