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d’avoir les mêmes vertus, et les espérances fon-dées sur un système d’éducation qui demandedes qualités aussi rares sont nécessairement unpeu chimériques. Cependant, comme c’est envisant à la perfection même idéale qu’on ob-tient des résultats qui en approchent, l’impul-sion que M. Pestalozzi a donnée à l’enseigne-ment a été infiniment utile , et la générationactuelle dans son pays est incontestablementmieux élevée qu’elle ne l’aurait été sans lui.On s’est beaucoup moqué de son mysticismeallemand , de sa gaucherie, de son extrême sim-plicité; il est aisé de se moquer. Pour moi,j’honore trop le véritable enthousiasme pourne pas lui pardonner quelques obscurités etquelques niaiseries ; le bon Pestalozzi est toutamour et simplesse ; à Dieu ne plaise que jevoulusse jeter le plus petit ridicule sur la pluspetite vertu , et la sienne a été grande. Ces sagesde ce bas-monde se moquent et le peuvent bien,assurément, quant aux affaires ordinaires dela vie, de ce petit nombre d’enthousiastes dontles pensées toujours occupées d’un monde qu’ilsse sont créé, restent étrangères à celui où leursort est de vivre et de s’égarer, hormis ces cir-constances extraordinaires qui, une fois dansleur vie, viennent mettre ces hommes extraor-dinaires à leur place. Enfans perdus de l’espècehumaine, ils sont en général destinés à périr