LES MACHINES.
II?
hiver des Alpes , qui autrement seraient passésau cabaret, et n’excluent point l’exercice enplein air, la propreté et l’espace. Quoique lesSaint-Gai lais eussent mieux fait de s’en tenir àl’illustration savante qu’ils obtinrent autrefois,et que l’illustration commerciale leur ait moinsbien réussi, je serais loin de vouloir exclureles manufactures de la Suisse ; mais je voudraisassurer les subsistances par un droit d'entréesur les grains étrangers, qui serait une primeà l’agriculture. Cette famine est une terribleleçon ; il serait malheureux qu’elle fût inutile.
Par une contradiction singulière, on fai tassezgénéralement partager aux machines le discré-dit des manufactures, sans s’apercevoir que siles grands rassemblemens d’ouvriers sont nui-sibles aux moeurs, on ne saurait mieux faireque de substituer le bois et le fer à la main deshommes, désormais employée à conduire desmachines au lieu d’être machine elle-mt-me.
Il est affligeant de voir que le retour de lapaix ait été le signal d’un malaise général enEurope , et de plaintes universelles de pauvreté;il ne faudrait pourtant pas se hâter de conclurede ce fait en faveur de la guerre, des impôtset des emprunts. La guerre a besoin d'hommeset soudoie l’industrie; elle est accompagnéed’impôts levés sur les riches et répandus parmiles pauvres : ceûx-là ne se trouvent d’abord