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mées entre les peuples ennemis se rouvrentpeu à peu; la production et la consommationreprennent leur équilibre; et comme au fondon se lasse de tuer et d’être tué, et d'alimen-ter en pure perte ceux qui en font métier, lesarts de la paix, qui produisent des jouissancespositives , obtiennent en dernière analyse lapréférence sur ceux de la guerre; mais il n’ya rien d’absolu dans ce monde, et les mauxde la guerre même 11e sont pas sans compen-sation.
L’hôpital des Orphelins est dans un bel etvaste emplacement ; on y prend soin de cin-quante garçons et vingt-cinq filles , enfans debourgeois, jusqu’à l’âge de quinze ans, où ilssont mis en apprentissage. La cuisine, le réfec-toire, les dortoirs, nous ont paru au mieux;mais l’oisiveté et le désordre régnaient sans par-tage dans l’école, d’où, à la vérité, le maîtrese trouvait être absent. Son jeune suppléantn’avait pas la moindre idée des méthodes deBell et Lancaster, autrement nommées ensei-gnement mutuel } et le nom de son compatriotePestalozzi lui était également inconnu. Ce quenous avons vu de l’écriture et du dessin desélèves nous a paru très médiocre. On prétendleur enseigner en outre l’arithmétique et lesélémens de la géométrie.
Notre cicérone a voulu absolument nous cou-