GLAIUS.
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On croirait, au premier coup d’œil ,que Glaris doit être exposé aux avalanches; elles ne l’at-teignent pourtant jamais; mais un village assezprès en a beaucoup souffert l’hiver dernier, etle tas de neige n’a pas encore tout fondu. Toutprès de la ville, au nord, le grand éboulement,causé par un tremblement de terre, en ] 5 ç )3 ,étale encore sa nudité et ses horreurs, que deuxsiècles n’ont pas effacées; quelques sapins seu-lement y ont pris racine. L’endroit d’où cemonceau de débris est venu, se distingue en-core fort bien, sur la face du Glarnisb, à lahauteur de douze à treize cents toises : c’estune tache blanchâtre que l’on croirait pouvoircouvrir avec la main, et pourtant, les débrisamoncelés de cette simple écaillure du rocherseraient, auprès de Paris ou de Londres , unefort jolie petite montagne de trois à quatre centstoises de base, sur quinze à vingt de hauteur.
Glaris se fait gloire d’avoir donné naissanceau premier et au meilleur historien de la Suisse (Tschudl), qui mourut eu 1572. Les deux pre-miers volumes de sa chronique embrassant unepériode de cinq siècles, de l’an 1000 à l’an i4"°»ne furent imprimés qu’en 1734-36; la suite jus-qu’en 1 55 c) formant quatre volumes de texte etdeux de supplémens, ne l’est pas encore; il enexiste cinq copies manuscrites. C’est la sourcepresque unique où Muller a puisé, etil s’est même