LE RIGIir.
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l’Ombre. La première s’élève à six cents toisesau-dessus du lac de Zug; l’autre, sur laquellenous allions monter, a sept cent trente toises.Traversant une partie de la vallée, couverte dedébris à la hauteur de cent à cent cinquantepieds , nous avons continué notre route enmontant vers la droite pendant une heure ettrois quarts; mettant alors pied à terre, parcequ’il est peu sûr et peu humain d’aller plus loinà cheval, nous sommes arrivés en deux heures,à pied, au couvent des Capucins, où les paysanscatholiques vont en pèlerinage : nous en avonsrencontré plusieurs qui s’en retournaient chan-tant à haute voix en allemand . Après nous êtrerafraîchis avec du petit-lait de chèvre , nousavons repris notre marche, et sommes arrivésau sommet en une heure et demie. C’est uneplate-forme de verdure appelée le Righi-Coulm,où il y a une petite maison de bois nouvelle-ment bâtie pour la commodité des voyageursqui viennent, comme nous, pour voir le soleilse lever et se coucher sur toute la Suisse à lafois, et suivre la projection de leur ombre àquinze lieues de distance. Ceci est l’avant-postcdes Alpes , dont la chaîne la plus rapprochée,brillante de glaces éternelles, s’étend irréguliè-rement, mais presque sans interruption, de-puis le Glarnish, à l’est , derrière les mytesdeSchwitz, jusqu’à l’Oberland bernois , au sud-