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BERNE.
qu’île ou promontoire. Ses pentes sont revêtuesde gazon ou disposées en terrasses , quelquesunes très élevées et plantées d’arbres; toutesjouissent (le points de vue admirables. Le murde la principale de ces terrasses, derrière la ca-thédrale, a cent huit pieds d’élévation; et l’in-scription du parapet rappelle un singulier acci-dent arrivé dans cet endroit, il y a cent-soixante-trois ans. Un jeune étudiant étant monté sur uncheval qui broutait le gazon de la promenade, sescamarades se divertirent à effaroucher l'animal,lequel franchit tout k coup le parapet avec sonimprudent cavalier. Celui-ci, quoique griève-ment blessé, survécut à la chute, qui tua lecheval. Comme la muraille n’est point verticale,mais s’avance graduellement dans le bas, lachute dut être retardée par le frottement. Onnecroiraitpas qu’un tel exemple fût contagieux ;cependant une femme condamnée aux travauxpublics et employée avec d’autres criminels àbalayer la terrasse, prenant son temps, se pré-cipita dû même endroit il y a deux ans, maisfut tuée sur la place. Je remarquerai ici que lesystème pénal des travaux forcés en publicsemble réunir tous les inconvéniens possiblessans aucun avantage ; l’occupation de balayerles rues est de l’oisiveté à peine déguisée, etl’exposition habituelle dans une situation dé-gradante détruit à la fin toute honte dans le cri-