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Tome I.
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I.A KAÎTD1.B. 22<)

observé ailleurs, sont le frein que met la natureà la violence dévastatrice des torrens dans lespays de montagnes; leurs eaux s’y épurent, etcalment leur mouvement impétueux en les tra-versant; l’art n’a fait ici qu’imiter la nature, quia tout inventé avant nous. Quoique le lac aitdans cet endroit plus de cent toises de profon-deur, les dépôts de la Kander y ont déjà forméun promontoirede plusieurs centaines d’arpens,où l’on trouve des plantes des Hautes-Alpes ,dont la graine a été apportée par le torrent. Lelac est très poissonneux; mais on observe quele lavaret ( salmo maraeno ), poisson très es-timé et autrefois très abondant, a presque en-tièrement disparu depuis l’introduction de laKander .

Le souvenir traditionnel d’un temple desdouze villes vandaliques, situé quelque part surles bords du lac de Thun, s’est conservé jusqu’ànos jours; et les nombreuses ruines, la plupartd’une origine inconnue, que l’on y rencontre,semblent confirmer cette tradition, sur laquelleMuller entre dans quelques détails. Dans destemps moins reculés ( le neuvième siècle ), lescomtes de Stratlingen, héritiers de la partiehelvétique des états de Charlemagne , habitaientles châteaux de Spiez et de Stratlingen, et leurmagnifique cour reçut des chroniques contem-poraines le nom de Goldenerhqff (cour dorée),