PREMIER CHRÉTIE’f EV HEÏ.VF.TIE. a31Pendant bien des siècles il y eut un grandconcours annuel de pèlerins à la caverne du Bea-tenberg, où l'ermite Suétone , autrement nomméSaint-Béat, le premier chrétien de l’IIelvétie,finit ses jours et fut enseveli. Il s’était rendu àRome de l’Angleterre sa patrie, sous le règnede l’empereur Claude; et, s’arrêtant à son retouren Ilelvétie, y prêcha l’Evangile k ses sauvageshabitaus (i). Au temps de la réformation, l’en-trée de cette grotte de Saint-Béat fut murée parordre du gouvernement protestant de Berne . Denos jours, les pèlerinages ont recommencé (a),
Papire Masson, revendiquent, dit l’antiquaire Loys deBochat , ce lac bouillant; mais comme les lacs sont raresen France , ils l’identifient, faute de mieux, aVec une maresituée près de Château-Dun , où tombe un ruisseau appeléVAigre. Papire Masson , dans son Histoire des Rivièresfrançaises, appelle ce ruisseau Arula. Il y a un grandnombre de rivières par toute l’Europe dont le nom com-mence par A, Aa , Aar, ou Are. Bochat fait dérivertous ces noms du mot celtique Ara ou Araït..
fi) Cette histoire de l’introduction du christianisme enHelvétie , dès le premier siècle de notre ère, est un peufabuleuse; ce fut six cents ans plus tard que de savansÉcossais y prêchèrent l’Évangile. Voyez Ch. / ( , vol. II.
(2) Un voyageur à cheval sur cette rive septentrionaledu lac tomba la nuit, il y a quelques années, dans un desnombreux ravins au pied du Beatenberg , et se cassa lajambe ; ses cris furent entendus de l’autre côté du lac ,à la distance d’une lieue, et l’on vint à son secours; pressé