a5a chasse aux chamois.
doucement, et, observant de tous côtés avec salunette, dirige ses camarades par signes du côtéoù il voit les chamois. Il faut beaucoup de cir-conspection et de patience pour en approchersans leur donner l’alarme; toujours sous levent, se traînant de rocher en rocher, la che-mise passée par dessus les habits pour êtremoins aperçu dans la neige où le chasseur estsouvent obligé de se tenir pendant des demi-heures sans mouvement lorsque l’attention deschamois paraît dirigée de son côté. Parvenuenfin assez près pour distinguer la cambruredes cornes, c’est-à-dire à deux cents ou deuxcent cinquante pas, il se juge assez près pourfaire feu ; mais si au moment d’ajuster son couple chamois regarde, il faut reprendre l’attitudeimmobile, au risque de faire partir l’animal qu’iln’essaierait pas de tirer à la course. Lorsqu’il ya plusieurs chamois, le chasseur choisit celuiqui est de la couleur la plus foncée , étant tou-jours le plus gras : cette couleur passe graduel-lement du bai clair en été au brun foncé, mêmeau noir en hiver. Accoutumés aux détonationsfréquentes des glaciers, ces animaux s’épou-vantent beaucoup moins du bruit des armes àfeu que «le l’odeur de la poudre à canon ou dela vue du chasseur qui, s'il est bien caché etsous le vent, peut souvent recharger et tirerune seconde fois. Il faut être chasseur pour se