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plantations nouvelles d’arbres maigres et ton-dus, un parterre, des vignes presque sous les fe-nêtres ; l’intérieur n’est qu’un labyrinthe dedégagemens qui ne mènent à rien. Les mœursde la cour de Prangin n’étaient pas en bonneodeur dans le voisinage.
Coppet, long-temps habité par M. Necker etsa célèbre fille, leur sert à présent de tombecommune; c’est un lieu consacré. Après la perteirréparable que la famille vient de faire, la pré-sence d’étrangers ne saurait qu’être incommode ;et nous nous sommes seulement permis de je-ter en passant un coup d’œil sur les jardins,c’est-à-dire sur une promenade très pittoresqueformée de quelques arbres antiques, le longd’un ruisseau; le reste est peu de chose.
La mort de madame de Staël a, pour leprésent, désarmé ses détracteurs, ou les a aumoins réduits au silence : on ne paraît plus sesouvenir que de son enthousiasme pour lebien et pour ses amis, de son caractère géné-reux et prompt à pardonner, de sa conversa-tion brillante, de son génie. La place de cettefemme extraordinaire est déjà marquée parmiles plus grands écrivains de tous les siècles,parmi les plus fidèles historiens du cœur hu-main, et ceux qui ont le mieux connu les sen-timens divers et les passions qui l’agitent. Ellea pu manquer de connaissances positives, et