PAYSAXS GRISONS.
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j’avais le droit de dire et ce que mes papiersconfirmaient, ils se sont informés de la ma-nière de vivre dans ce pays-là, en gens qui enavaient déjà des notions assez justes. Après unfort bon dîner pour 5 batz( i5 sous), je me suismis en route de nouveau, et 1 après trois heuresde marche je suis arrivé à Glaris à nuit close. Iln’y avait personne dans les rues, je n’entendaisd’ailleurs pas un mot du langage; cependant àl’aide de renseignemens que l’on m’avait don-nés et de mes souvenirs, j’ai réussi à trouverl’auberge du Corbeau, où j’avais été auparavant,heureux d’être dans un aussi bon gîte.
En chemin , j’avais été fort surpris de voir ouplutôt d’entrevoir dans l’obscurité d’immensesniasses, je ne savais de quoi, qui, de momenten moment, tombaient du haut des montagnesperpendiculaires situées à ma droite, trop len-tement pour des pierres et d’ailleurs sans bruit ;je n’ai su qu’ici que c’étaient des tas de feuillesmortes ramassées dans de grands filets, quel’on fait ainsi voyager à travers les airs. Lesbestiaux s’en nourrissent pendant l’hiver.
Les dix-huit ou vingt mille âmes du cantonde Glaris fournissent quatre à cinq mille sou-verains,qui s’assemblent annuellement le i er demai, en plaine campagne, pour faire des loiset élire les magistrats qui doivent les faire exé-cuter. Cette assemblée générale, appelée Lands-gemeine, ne dure qu’un jour; mais elle est