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Tome I.
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01 I

delà de celle de devenir bon cultivateur et bonouvrier : les élèves de lécole clindustrie ne sor-tent point de leur état; mais cet état, perfec-tionné et ennobli, est élevé jusquà eux.

On a remarqué quun homme dans les der-nières classes de la société, constituée commeelle est à présent, et comme elle a probable-ment toujours été, est retenu, dans sa situa-tion précaire et dépendante, par des obstaclesaussi insurmontables que ceux qui lient leHindou à sa caste, bien quà quelques égardsvolontaires. Ces obstacles sont le résultat im-médiat de cette ignorance presque animale quine lui laisse rien prévoir, et dont la multipli-cation excessive de son espèce est le résultatle plus fatal. En effet, pendant que les classesmoyennes et supérieures de la société main-tiennent à peine leur nombre, la populationsaccroît sans cesse parmi ceux qui trouvent leplus de difficulté à pourvoir aux besoins deleur famille. La classe pauvre peut, dans lamer-tume du besoin, sen prendre au gouvernementdes maux quelle éprouve; mais le plus mauvaisgouvernement est celui quelle exerce sur elle-même. Lorsque cinq travailleurs, par exemple,comptent pour leur subsistance journalière, surle produit dun ouvrage pour lexécution duquelquatre travailleurs suffiraient, leur subsistanceet même leur indépendance se trouvent un peu