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actif de cet établissement, long-temps premiermagistrat du district où il est situé, et mortdepuis peu, a demandé, par son testament, queses fds fussent élevés à Ilofwyl, s’il était pos-sible.
Je n’ajouterai rien sur M. de Fellenberg per-sonnellement; son établissement, seul objet detous ses soins depuis tant d’années, c’est lui-même ; le décrire c’est faire un bien bel élogede l’illustre fondateur.
Novembre. — Je suis parti de Berne pédes-trement encore, pour achever mon voyagepar Fribourg, la vallée de Gruyère, le Valais et Genève. La vaste enceinte de Fribourg , sesmurailles antiques surmontées de tours et declochers, le promontoire de rochers caverneuxsur lequel elle est assise, la Sarine qui se replieen demi-cercle à l’entour, comme l’Aar à Berne ,lui donnent un aspect très pittoresque : l’inté-rieur n’est pas brillant. C’était jour de foire lors-que j’y suis arrivé; l’aspect des rues encombréesd’une foule bruyante et causeuse d’acheteurs etde vendeurs,d’oisifs, de mendians et de moines;la saleté des maisons, les madones , les crucifixcolossaux, tout rappelait l’Italie . Cette villeest tellement sur la ligne de démarcation despatois français et allemand , qu’une moitié en-tend à peine l’autre. On remarque dans la ville*m tilleul dont le tronc a vingt pieds de circon-