doute sur le lieu de l’ébouleinent. Mille ans après( le 4 mars 1 584 )» il y en eut un autre dans lemême endr oit qui ensevelit cent vingt-deux per-sonnes, mais n’étendit pas ses ravages aussiloin que le premier.
Le lac de Genève est sujet à certaines varia-tions subites dans l’élévation de son niveau,appelées seiches , espèce de marée courte quimonte et descend «le quatre ou cinq pieds plu-sieurs fois dans l’espace de quelques heures:on en a vu une assez forte cette année, et l'hy-pothèse la plus probable attribue à l’électricitéce phénomène observé également sur le lac de Constance et sur tous les grands lacs du nou-veau Monde comme de l’ancien. Lors du cé-lèbre hiver de 1709, on traversa le lac de Ge-nève sur la glace, deux cents toises au-dessusde son embouchure, où il a peu de profon-deur; mais il ne gèle jamais plus loin. La tem-pérature du fond est beaucoup plus froide quecelle de la surface; à cinquante-deux toises deprofondeur la différence s’est trouvée être desept degrés de Réaumur (de 8° à i 5 °). On sait quele Rhône y entre fort trouble, et en sort parfaite-ment clair, ce qui explique lesattérissemens qu’ily a formés insensiblement. Tout le Bas-Valais,depuis Saint-Maurice jusqu’au lac, est alluvial,et l’on ne saurait douter que le lac ne se soit
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