y ET SON ENSEIGNEMENT PUBLIC. S’JJ
mais lorsqu’on n’a ni enviede briller, niconfiden-ces à faire, et que l’on n’est sérieusement occupédu mérite de personne, ni du sien propre, lafoule a bien ses avantages à opposer à ceux d'unesociété choisie qui vous impose quelquefois desdevoirs difficiles à remplir. Nous nous rassem-blons tous les soirs, disait un homme d’esprit,habitant d’une petite ville en Angleterre, maissans chercher à nous amuser les uns les autrespar les charmes de la conversation , sachant bienque nous n’y réussirions pas ; nous nous mettonstout de suite à faire notre partie, etc. En effet,tout ce qui dispense de l’obligation d’être agréa-ble tend à en réveiller la faculté.
L’enseignement public à Genève est gratuit;voici à peu près en quoi il consiste : Les enfansentrent au collège à l’âge de cinq ans, et en sor-tent ordinairement à quatorze ans. En neu-vième , ils apprennent à lire pendant un an ; enhuitième, à écrire pendant deux ans; chacunedes sept autres classes prend un an , et dansces sept années les enfans apprennent le caté-chisme , l’orthographe, le latin et un peu degrec. Ils passent six heures par jour au collègeen été, et cinq en hiver. Les places en quatrièmeinclusivement, sont déterminées au concourspar ce qui s’appelle des attaques, les écoliersse défiant mutuellement à qui fera le mieuxune leçon ; ou bien par des thèmes déplacé, qui