peuple et de celle du gouvernement, impos-sibles sous le régime actuel.
Maintenant les procès criminels sont instruitset jugés publiquement; la sûreté individuelleest protégée par une sorte iVhabeas corpus ; Iqbudget annuel est rendu publiera liberté de lapresse est entière; mais on demande encoredes élections directes, la publicité des débats,la démolition des fortifications. Sans prétendreque les élections seront meilleures, on ditseulement quelles concilieraient l’opinion pu-blique, laquelle ne voit dans la double élec-tion qu’un filtre qui ne laisse rien passer. Lepeuple, livré à lui-même, ferait, on assure, àpeu près les mêmes choix qu'à présent; il sent lanécessité de n’élire que des propriétaires, pourvuqu’ils ne forment pas une caste, mais seulementune classe dans l’état. Ceux, ajoute-t-on, quiaiment tant le gouvernement paternel d’autre-fois, parce que c’était un gouvernement de con-fiance, devraient bien laisser entrer un peu deconfiance de leur part dans celui-ci : elle n’a ja-mais pu exister tout d’un côté- Au surplus, laconfiance change de nature suivant les tempset les circonstances : dans l’enfance, nous nousconfions à nos parens ; dans l’âge mur, cetteconfiance est souvent plus grande, mais assuré-ment elle repose sur des bases fort différentes.