DES BORNES DE LA PRODUCTION.
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porter les voyageurs à moins de frais, le nombre de ces voitures a décupléen France. Le petit marchand et le cultivateur maintenant se font trans-porter; et il n’est pas douteux que l’activité de ces industrieux n’en aitété augmentée. Il a fallu qu’ils gagnassent par des soins supérieurs unecommodité supérieure. Des routes plus roulantes et mieux entretenuesseraient un autre perfectionnement qui épargnerait un certain nombre dechevaux, qui les ferait durer plus long-temps, et qui exposerait beaucoupmoins la vie des voyageurs '.
On peut citer une foule d’exemples qui montrent ce que le bas prixajoute à une consommation. On payait autrefois dix shillings (12 fr. 50 c.)par place pour aller en diligence de Glasgow à Greenock, et, en supposantque les places fussent toujours remplies, 40 voyageurs passaient chaquejour de l’une de ces villes dans l’autre. Depuis l’établissement des bateauxà vapeur qui transportent les voyageurs pour un shilling et demi, le nombredes voyageurs est devenu vingt-cinq fois plus considérable.
Relativement à la cherté qui résulte des fautes du gouvernement, jen’anticiperai pas sur les développements qui doivent vous montrer la fâ-cheuse influence qu’exercent sur les prix le système réglementaire et lesystème prohibitif. Ce que j’ai dit tout à l’heure des tristes effets du blocuscontinental de Bonaparte a pu vous en donner une idée. Je n’entameraipas non plus, à l’occasion des débouchés, la grande question des effets del’impôt sur l’économie de la société, question qui nous occupera plus tard.Je me bornerai à faire remarquer ici que l’impôt est une augmentationdans les frais de production ; et que, surtout quand il est exagéré, il peutporter le prix de certains produits à un taux si élevé, que la satisfactionqui résulte de leur consommation ne dédommage pas le consommateurdu sacrifice qu’il doit s’imposer s’il veut l’acheter.
Les Anglais réussissent à fabriquer de très belles glaces pour miroirs,et pourraient les établir à un prix très modéré, si les droits énormes que
1 La centralisation de l’autorité administrative en France est ce qu’il y a deplus contraire au bon état des routes. Plus le réparateur est placé près de la ré-paration à faire, et plus elle est prompte ; or, en fait de routes, une petite répa-ration promptement faite vaut infiniment mieux qu’une grande réparation qui sefait attendre et qu’on n’obtient pas toujours, parce qu’elle coûte beaucoup. Ladirection générale et le corps royal du génie des ponts et chaussées sont, enFrance, ce qu’il y a de plus contraire aux ponts et aux chaussées.