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Tome I.
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TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE IV.

Dans nos considérations sur le prix courant, nous supposerons, poursimplifier les questions, que le prix courant est un prix moyen entre letaux le plus élevé du cours et le taux le plus bas ; nous supposerons quele prix courant est le prix où il est indifférent au vendeur de vendre oude ne vendre pas ; à l’acheteur d’acheter ou de n’acheter pas : c’est le termemoyen de deux prix qui pour l’ordinaire sont fort rapprochés l’un de l’autre.

Le prix courant d’une marchandise suppose une quantité fixe de cellemarchandise. Quand on dit que le coton de Géorgie est à 6 francs, cettesomme est une quantité déterminée de monnaie ou d’argent;-et elle sup-pose une quantité, déterminée aussi, de la marchandise. Dans ce cas-ci, laquantité de la marchandise que l’on a en vue, est un kilogramme de colon.Lorsqu’on n’exprime pas celle quantité, c’est qu’elle est suffisamment en-tendue aussi bien que sa qualité.

Du moment que le prix courant de deux marchandises indique la quan-tité de chacune d’elles que l’on peut avoir pour une certaine quantité d’ar-gent, il indique la quantité de chacune d’elles que l’on peut avoir pour unemême somme. Si, par exemple, le blé est à 12 francs le quintal ou lescent livres, et si le safran est à 60 francs la livre, j’en conclus que l’on peutavoir pour une même somme, pour 60 francs, indifféremment une livrede safran ou cinq cents livres de blé-. Or, ce rapport entre les quantitésde marchandises qu’on peut acheter pour une même somme, indique leurcherté relative. Dans notre exemple, le safran est 500 fois plus cher quele blé, ou le blé 500 fois moins cher que le safran. Dans cette hypothèse(qui est une réalité chaque fois que ces deux marchandises sont à ce prix),on offre 500 livres de blé pour avoir une livre de safran ; et c’est ainsi quelestransactionscourantes de la vie se rattachent à la théorie des échanges,qui les réduit toutes à n’être que des trocs de marchandises, où l’argent,la monnaie courante, ne remplit qu’un office passager.

On en a tiré la conclusion qu’une chose est d’autant plus chère qu’o»en offre moins, et d’autant moins chère qu’on en offre davantage. On n’apas fait attention que la quantité offerte ou demandée est un effet du prixqu’ont les choses, et n’en est pas la cause. Dans un échange que Ton traite,on offre beaucoup d’une chose parce qu’elle est à bon marché ; et elle n’estpas à bon marché par la raison qu’on en offre beaucoup.

« pétée, et qui arrangeait tout le monde, me suffisait. » Il pouvait ajouter : en« y joignant beaucoup d’ordre, d’activité et d’intelligence.