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TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE IV.
l’autre n’en a pas même une. La vente ne s’est plus réglée suivant les fa-cultés et les besoins, mais sur l’agilité.
II ne faut donc pas être surpris que les taxes de denrées augmentent lesdisettes.
Une loi qui fixe le prix des choses au taux où il se fixerait naturelle-ment, n’estbonne à rien, si ce n’est à jeter de l’inquiétude dans l’esprit desproducteurs et des consommateurs, et par conséquent à déranger les pro-portions naturelles entre la production et les besoins; proportions qui,laissées à elles-mêmes, s’établissent toujours de la manière la plus favo-rable à l’une et aux autres.
Des causes fortuites, la crainte d’une mauvaise récolte, l’espérance d’unebonne, la mode, influent souvent pour un temps sur les quantités que l’ondemande ou que l’on offre, de tels ou tels produits ; et par conséquent surle rapport réciproque de ces deux quantités qui sontl’expression du prixdes choses ; mais les frais de production d’un côté et les besoins les plusconstants de l’autre, tendent toujours à ramener ce rapport à un taux quel’on peut appeler naturel, et auquel il convient aux producteurs de pro-duire et aux consommateurs de consommer les deux choses qu’ils ontjugé à propos d’échanger l’une contre l’autre.
Au surplus, toutes les causes accidentelles, les causes morales elles^mêmes, qui influent sur la quantité de chaque chose offerte ou demandée,s’apprécient d’autant mieux que l’on a des idées plus justes sur les causespermanentes qui établissent l’offre et la demande en général.
Je ne terminerai pas ce chapitre sans m’assurer que vous entendiezbien cette expression quelquefois employée : Qu’est-ce qu’une marchandise,un effet de commerce ou de finance qui est jeté dans la circulation? Cen’est point ce qui en a été produit et vendu ; c’est ce qui est encore à vendre.Quant à ce qui est déjà vendu au consommateur, c’est une marchandisequi est placée, qui est retirée de la circulation, et qui ne fait plus partiede la quantité offerte. Mais tout ce qui est mis pour la première fois, ouremis en vente, entre ou rentre dans la circulation. Sous ce rapport, unemarchandise est dans la circulation, quoiqu’elle ne change pas de place ;il suffit que son possesseur offre delavendre. Toutes les denrées et toutesles marchandises qui garnissent les marchés, les magasins de vente et lesboutiques, sont dans la circulation.
Ainsi, quand on parle de terres, de maisons, qui sont dans la circulation,cette expression n’a rien qui doive surprendre. Les travaux industriels qui