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Tome I.
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TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE VI.

qui nous restent encore, de même que celles dont nous avons eu le malheurde faire l’acquisition. Quelle différence entre le traitement qu’on faisaitsubir aux lépreux et le soin qu’on prend dans nos hôpitaux des infirmitésdu même genre! La superstition exerce encore quelques ravages; maison ne voit plus d’auto-da-fé. Les lois, tout imparfaites qu’elles sont en-core, sont néanmoins meilleures qu’elles n’étaient. Beaucoup de nationsn’entendent pas encore l’art de se faire gouverner à bon marché ; maiscombien la police et la sûreté individuelle n’ont-elles pas gagné ! Ce grandmoyen de perfectionnement de la vie sociale, le gouvernement représen-tatif, le seul où le bon ordre marche de concert avec la liberté, n’a com-mencé à être entendu que de nos jours. La condition des anciens peuples,même à leurs époques les plus brillantes, était bien pire que la nôtre; etla fiction de l’âge d’or n’est justifiée par aucun fait avéré. Les hommes sesont consolés de leurs malheurs réels par le tableau d’un bien-être ima-ginaire. Il est permis de croire que nos descendants jouiront de tout celuique l’homme peut atteindre. >

TROISIÈME PARTIE. - if DIVISION.

DES MONNAIES.

CHAPITRE VI.

De la nature et de l’usage des monnaies.

Je vous ai dit, messieurs, qu’une vente est la moitié d’un échange, lequeln’est complété que lorsqu’on a employé, dans un achat, la monnaie que l’ona reçue dans une vente.

Celte transaction vous indique assez l’usage de cet intermédiaire et leservice qu’il nous rend. On ne demande jamais à recevoir de la monnaiepour la consommer, pour en détruire la valeur en s’en servant, commenous faisons de nos aliments, de nos vêtements; mais bien pour l’échangerde nouveau. Il est bien vrai qu’un droguiste non plus n’achèle pas desdrogues pour en faire usage par lui-même ; mais finalement ses droguesseront achetées par un consommateur qui s’en servira et ne les revendra