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Tome I.
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431
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VALEUR DES MÉTAUX COMPARÉE A CELLE DU BLÉ. 431

Ainsi, en récapitulant, et pour rapprocher la valeur de l’argent aux dif-férentes époques que j’ai désignées, nous trouvons que la même quantitéde blé première qualité, c’est-à-dire, cette quantité que nous nommonsactuellement un hectolitre, s’échangeait contre une quantité d’argent finqui était de :

289 grains dans l’antiquité.

245

dito

sous Charlemagne.

219

dito

sous Charles VII, roi de France, vers l’année 1450.

333

dito

en 1514.

731

dito

en 1536.

1130

dito

en 1610.

1280

dito

en 1640.

1342

dito

en 1789.

1610

dito

en 1820'.

U semblerait donc que l’argent, à partir du temps d’Alexandre, a gra-duellement augmenté de valeur jusque vers le temps de Charles VII et dela pucelle d’Orléans. Cette époque est celle où l’on a donné le moins degrains d’argent fin, pour avoir un hectolitre ou cent litres de froment. Apartir de cette époque, on a commencé à en donner un peu plus; et, saufles oscillations qui nous échappent, à cause du peu d’exactitude qu’on a

les deux années de plus grande cherté et les deux de plus grande abondance,est de 16 francs 20 centimes.

Le prix moyen du même hectolitre, à la halle de Paris, de 1801 à 1819, enretranchant de même les deux plus fortes et les deux plus faibles années, estde 19 francs 79 centimes.

Le prix moyen du même hectolitre pour toute la France, pendant les années1799 à 1810, extrait d’un rapport du ministre de l’intérieur du 25 juillet 1811,est de 19 francs 82 centimes.

La Picardie étant de toutes les provinces de France celle où le blé est à plusbas prix, et d’un autre côté, les approvisionnements des armées ayant pu àParis et dans quelques provinces maintenir le blé à un prix un peu plus élevéqu’en temps ordinaire, je ne pense pas m’éloigner beaucoup de la vérité enestimant son taux ordinaire à 19 francs, ce qui fait revenir le pain à 3 sous 1/4la livre.

1 J’aurais pu réduire en mesure métrique la quantité d’argent spécifiée engrains poids de marc, et en donner l’équivalent en grammes ; mais c’aurait étéune réduction de plus à faire, et elle aurait été superflue, puisqu’en ce cas-cil’information consiste uniquement dans le rapport que les nombres ont entre eux.