DES SIGNES REPRESENTATIFS DE LA MONNAIE.
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TROISIÈME PARTIE. - III e DIVISION.
DES SIGNES REPRÉSENTATIFS DE LA MONNAIE,
CHAPITRE XVII.
Caractères généraux des signes représentatifs.
En traitant de la nature des monnaies, nous avons vu qu’elles ne sontpoint un signe, car un signe n’a point de consistance par lui-même ; il liretout son mérite de la chose qu’il représente. La monnaie, au contraire,même la monnaie de papier ', est un agent, un instrument qui lire de sesusages une valeur qui lui est propre, une valeur qui se règle, de même quetoutes les valeurs susceptibles d’échange, sur le besoin que les uns ont ,dcla chose, cl sur la quantité que les autres peuvent en fournir.
Il n’en est pas ainsi de quelques gages qui n’ont de valeur que parcequ’ils assurent aux personnes qui les ont en main la possession d’une autrechose pourvue de valeur par elle-même. Un billet, une promesse de payerune somme, ne lire point sa valeur du besoin qu’on a du billet, mais dubesoin qu’on a de la somme dont il garantit le paiement. Un billet que Toncroirait ne devoir pas être payé n’aurait aucune valeur. Il ne vaut que ceque vaut la somme qu’il promet; il est le gage, il est le signe représentatifde celle somme; il n’a aucun autre mérite que celui de la procurer au termeassigné. On a dit que l’urgent et la monnaie elle-même n’avaient d’autremérite aussi que celui qui est dans les choses qu’ils peuvent acheter; car,dit-on, on ne peut pas les consommer eux-mêmes ; et c’est cette considé-ration qui fait nommer par plusieurs auteurs la monnaie un signe. Cepcn-
monnaies de papier aurait donc pu à beaucoup d’égards être renvoyé à la divisionqui traite des signes représentatifs de la monnaie; ce qu’il importe au reste debien comprendre, c’est qu’elles participent à la fois des caractères des monnaiesproprement dites et des signes représentatifs de la monnaie.
{Noie de l'éditeur.)
1 Voir la note qui précède,