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Tome I.
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TROISIÈME PARTIE. - CHAPITRE XVIII.

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vu les raisons 1 . La monnaie métallique partage avec les billets de banquecette légère dépréciation qui n’a pas lieu de même dans l’étranger, car làle nombre des unités monétaires n’a pas augmenté. Or, en vertu de celteloi qui veut que les choses passent des lieux où elles valent moins auxlieux où elles valentplws, une partie du numéraire métallique est exportée,et celte exportation amène des retours. Les personnes qui font la spécu-lation d’envoyer des monnaies métalliques dans l’étranger, après les yavoir vendues, ou les avoir employées à des achats de marchandises, ontsoin de se faire adresser l’équivalent de leurs achats. Ce sont là des ri-chesses réelles, des valeurs ajoutées à nos capitaux, des valeurs sur les-quelles peut s’exercer notre industrie, et que notre industrie rétablit àmesure qu’elle les consomme, pour fournir des avances à une productionnouvelle. Nous avons des capitaux de plus, et la valeur capitale qui ser-vait auparavant aux besoins de notre circulation n’est pas moindre, puis-qu’elle est remplacée chez nous par un signe représentatif qui en tientlieu parfaitement.

Il ne faut pourtant pas qu’on s’imagine que la valeur ret irée de la sommedes monnaies et ajoutée à la somme des capitaux-marchandises égale lasomme des billets en émission. Ceux-ci ne représentent la monnaie qu’au-tant qu’on est toujours en mesure de les payer à bureau ouvert; et pourcela, la banque est obligée de garder dans ses coffres, et par conséquentde retirer de la circulation, une somme quelconque de numéraire. Si, parsupposition, elle met dans la circulation pour 100 millions de billets, elleretirera peut-être 40 millions d’espèces, qu’elle mettra en réserve pourfaire face aux remboursements qui pourraient lui être éventuellementdemandés. Or, si elle ajoute à la quantité de monnaie en circulation 100millions, et si elle en retire 40 de la circulation, c’est comme si elle enajoutait seulement 60.

Nous devons à présent désirer de savoir quelle classe de la société jouitde l’usage de ce nouveau capital.

Ce ne sont pas les négociants qui exportent les monnaies métalliques.Avant de les exporter, ils les ont acquises, ils en ont donné la valeur àceux qui les leur ont cédées. C’est la banque ; c’est la compagnie qui aacquis des valeurs réelles au prix d’un billet qui ne lui coûte rien, ou peude chose, et qui en touche les intérêts comme si ce capital était composéd’objets matériels pourvus d’une valeur intrinsèque. Tl faut considérer

Chap. 8 de cette III* partie.