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Tome I.
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TROISIÈME PAR ITE.

CHAPITRE XV111.

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vants économistes de l’Angleterre, M. Thomas Tooke, avait déjà re-marqué cet effet. Voici, en abrégé, l’explication qu’il en donne : Quand onaugmente par des billets de confiance ou un papier quelconque la massedes monnaies, c’est ordinairement en faisant des avances au gouvernementou aux particuliers ; ce qui augmente la somme des capitaux en circula-tion, fait baisser le taux de l’intérêt et rend la production moins dispen-dieuse. Les marchandises haussent ensuite par l’abondance même de lamonnaie ; mais ce dernier effet est postérieur à l’autre. Les producteurs,achetant leurs matières premières au moment de la pins grande valeur desmonnaies, font leurs achats avec avantage et leurs ventes avec facilité'.

Tels sont les avantages que les billets émis par les banques procurentà leurs actionnaires et au public.

Indépendamment de l’escompte des lettres de change et de l’émissionde leurs billets, elles se chargent de quelques autres services dans les-quels elles trouvent d’autres bénéfices, ou simplement des facilités pourmettre en circulation leurs billets. La banque d’Angleterre se charge,moyennant une rétribution, de payer les intérêts de la dette publique.

La banque de France sert de caissier aux personnes qui jugent à proposde la charger de leurs recettes et de leurs paiements.

On ne lui bonifie aucune commission pour ee service. Tout l’avantagequ’elle en retire consiste dans la jouissance de l’intérêt des fonds que ce

1 Au moment où cette nouvelle édition s’imprime, il se produit en France unfait, relativement à la circulation des billets, qui mérite d’être signalé : La sus-pension des paiements en espèces de la part de la banque de France, en 1848, aamené la suppression de toutes les banques départementales, ou du moins leurtransformation en succursales de la banque centrale; celle-ci, qui n’était origi-nairement en réalité que la Banque de Paris, a mérité désormais son nom deBanque de France ; et comme son crédit est excellent, ses billets ont circulé fa-cilement sur tous les points. D’un autre côté un décret du gouvernement pro-visoire, du 16 mars 1848, ayant autorisé l’émission de billets de 200 et de 100 fr.,le public a trouvé cette monnaie commode, et, malgré la reprise des paiementsen espèces, elle a été particulièrement recherchée. Elle l’est d’autant plus que laBanque refuse d’en étendre l’émission, qui n’a lieu que contre une augmentationpareille d’espèces dans ses caves, sans lui procurer les bénéfices des escomptes.On substitue tout simplement une monnaie à une autre, sans que la quantité mo-nétaire en circulation augmente par suite de l’émission des billets.

.Note de l'cdilcur.)