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TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIIÉ.
contenues dans des tonneaux qui occupent les caves de son palais. Lesissues en ont été fermées avec soin en forte maçonnerie, sauf une seuleen forme de puits, par où les espèces sont descendues et remontées àl’aide d’une poulie.
On pourrait craindre qu’en escomptant des effets de commerce, la banquequelquefois ne plaçât mal sa confiance et n’avançât scs billets sur des effetstrop peu solides qui ne seraient pas payés. Dans ce cas, il faudrait, aumoment de rembourser ses billets, quelle suppléât à ce déficit aux dépensde son fonds capital composé de la mise des actionnaires; mais ce casn’arrive point : quand on opère sur des sommes considérables et qu’ongère avec prudence des affaires de ce genre, les intérêts des escomptessurpassent toujours aisément les risques auxquels on s’expose. Vous enserez convaincus, messieurs, quand je vous dirai que celte banque, depuisson origine, en 1803, jusqu’à ce jour, n’a rien perdu par l’effet des faillites,et qu’après avoir, tous les six mois, payé à ses actionnaires nn bon intérêtde leurs capitaux, elle a mis annuellement en réserve une portion de sesbénéfices assez considérable pour qu’elle ait été en état de distribuer, en1820, une somme de 200 francs à chapune de ses actions, et pour avoirencore en réserve, dès le commencement de 1823,9,300,000 francs àdistribuer. La banque de France est gérée par des négociants expéri-mentés et enrichis dans la pratique du commerce ; ils ne prennent au-cune lettre de change à l’escompte, lorsque son échéance est reculée deplus de trois mois, terme qui n’est pas assez long pour que les signatairesde ces effets puissent perdre, dans l’intervalle, la fortune et les ressources
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millions. Son passif exigible se montait par conséquent à 240 millions. Sur quoielle avait en caisse 233 millions en espèces, tandis que sans imprudence ellepouvait n’en garder que pour 80 millions* *. La banque de France manque d’em-plois solides, et plusieurs genres d’opérations auxquelles elle pourrait employerses capitaux lui sont interdits par ses réglements. Pourquoi ne sollicite-t-ellepas auprès de l’autorité législative la faculté de prêter sur des hypothèques terri-toriales les sommes en espèces qui excéderaient ce qui est reconnu nécessaire àla garantie de ses dettes exigibles’
* D'après le compte-rendu de cet établissement pour l’année 1838, la position était à peu dechose près la môme ; les billets en circulation s'étaient élevés en moyenne à 210 millions; lescompte-courants se balançaient par un total au débit de la banque de 43 millions, et il y avait encaisse, au 31 décembre, 252 millions espèces. D’après les derniers comptes-rendus, ia somme desbillets en circulation s'élevait, au 8 mai 1851, y compris l'émission des succursales, à fr. 515,054,175,et l’encaisse, y compris celui des succursales, à 554,545,722. Les comptes-courants, y compris celui ;du trésor, se balançaient par un total au débit de la banque de fr. 213,488,492. 1 ï