DE L’OBJET QU’ON SE PROPOSE EN CONSOMMANT.
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Il est d’autant plus à propos de comprendre nos exportations parminos consommations, que c’est l'unique moyen d’y comprendre les re-venus qui, nés chez nous, vont se faire consommer dans l’étranger. Cesexportations n’ameiienl point de retours ; ce sont des consommationsimproductives, pareilles a toutes celles qui ont pour objet unique de sa-tisfaire des besoins ou des désirs.
CHAPITRE II.
De l’objet qu’on se propose en consommant.
Toute consommation entraînant une perle, un sacrifice égal à la valeurconsommée, c’est folie que de consommer sans en recueillir un avantagequi puisse être considéré comme un dédommagement de ce sacrifice.
Vous savez, messieurs, qu’on petit en être dédommagé de deux ma-nières : soit par le bien-être qui résulte d’un besoin satisfait, soit parune production de richesse égale ou supérieure à la valeur consommée.De là les consommations improductives ou stériles , et les consommationsreproductives '.
J’ai représenté la production comme un échange où l’on donne les ser-vices productifs, qu ce qu’ils coûtent ; et où Ton reçoit les produits, ou cequ’ils valent. On peut de même se représenter la consommation commeun autre échange dans lequel on donne des richesses acquises, ou biendes services ; et où Tou reçoit des satisfactions, ou bien de nouvelles ri-chesses, selon que la consommation est stérile ou productive. On con-
1 A considérer le fond des choses, ces dénominations sont loin d’être parfaites.Une consommation qui satisfait un de nos besoins, n’est ni improductive ni sté-rile, puisqu’elle produit une satisfaction qui est un bien réel. D’un autre côté, cen’est pas la consommation reproductive qui produit, puisqu’on réalité les ser-vices productifs, c’est-à-dire l’action de l’industrie, des fonds de terre et descapitaux, sont les seuls moyens de production. Ce sont ces services qui sontconsommés reproductivemenl; mais les industrieux, les propriétaires, les capi-talistes, après avoir vendu leur concours, consomment ensuite improductive-ment le prix qu’ils en ont tiré. On est forcé d’employer la langue reçue, car il fautêtre entendu; et le lecteur doit chercher à pénétrer la manière dont sc passele phénomène, sans chicaner sur les mots dont fauteur est contraint de se servir.