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SEPTIÈME PARTIE. — CHAPITRE II.
çoit le motif qui peut exciter les hommes au premier de ces deux échanges,à consommer pour satisfaire à ses besoins ; mais on ne conçoit pas si facile-ment les motifs qui déterminent le second. Pourquoi sacrifier des valeurs,pour ne retirer que, des valeurs égales? car il suffit que le capital employésoit rétabli dans sa valeur première pour que la production soit effectuée.
Celte difficulté, l’une des plus grandes que présente l’économie poli-tique, ne peut être résolue que par une analyse rigoureuse de l’œuvre dela production *.
Un capital consommé pour la reproduction doit être considéré sousdeux rapports : sous le rapport des produits qui le composent, et sous lerapport d’un fonds permanent qui se perpétue et qui peut servir à plu-sieurs productions successives. Sous le premier rapport, les produits sontdétruits par la consommation ; et de leur valeur il nç reste rien. Sous lesecond rapport, le capital n’est pas détruit ; puisque sa consommation n’aété qu’une avance qui se trouve remboursée par les opérations produc-tives. C’est un fonds permanent dont l’entrepreneur d'industrie, que jeconsidère ici comme capitaliste et maître du capital 2 3 * * * * * * * Il , ne recueille aucunejouissance, mais qu’il conserve. Le seul avantage qu’il en retire, c’est lesalaire du service rendu par ce fonds, c’est-à-dire le profit, l’intérêt du ca-pital ; et ce profit, étant nue nouvelle valeur, peut être consommé impro-ductivement par lui, sans que son fonds en reçoive aucune diminution 1 .
' Voyez la I re partie de cet ouvrage, cliap. 9, De l'échange des frais de pro-duction contre les produits.
2 S’il n’en est pas propriétaire, il en est devenu le maître par la cession quilui en a été faite, et c’est lui qui décide de quelle façon il doit être consommé.
3 M. Mac Culloch, dans ses notes sur la Bichesse des nations de Smith, dit,
tome II, page 5 : « Des portions du fonds employées sans aucune vue de pro-
ie duire un revenu, sont souvent de beaucoup les plus productives. Par excni-
« pie, ce fonds qu’un entrepreneur d’industrie ( a master manufacturer) emploie
« à sa propre consommation, et sans lequel il ne pourrait pas subsister, est em-
« ployé comme revenu ; et cependant il est évident qu’il contribue à augmenter
« sa richesse et celle de son pays, autant que quelque portion égale que ce soit
« de son fonds employée à payer les ouvriers qui travaillent pour lui. »
Il est évident que M. Mac Culloch, comme la plupart des écrivains anglais,confond ici la consommation improductive avec la consommation productive.C’est une matière qui n’est point éclaircie pour eux. En approfondissant la ques-tion, M. Mac Culloch ne peut manquer de s’apercevoir que le fonds qu’un manu-