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Tome II.
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SEPTIÈME PARTIE. - CHAPITRE VIII.

Afin de porter un jugement plus sain sur les consommations et leurseffets par rapport au consommateur, ou plutôt par rapport aux personnesqui en supportent le sacrifice, nous examinerons d’abord celles qui se fontdans l’intérêt des individus ou des familles, et ensuite celles qui se fontdans l’intérêt de la société ou de la nation.

Quelques personnes sont d’avis que les consommations privées ne de-vraient pas prendre place dans le tableau de l’économie des sociétés. Maisles richesses privées ne font-elles pas partie des richesses générales? Demême que les richesses générales s’accroissent par les productions pri-vées, lorsqu’elles sont dirigées par l’intelligence, les richesses accom-plissent plus ou moins parfaitement leur destinée, suivant qu’elles sont plusou moins habilement consommées par les particuliers ou par l’État. Lebonheur des particuliers d’ailleurs est-il indépendant de leurs consomma-tions et ne forme-t-il pas le principal élément de la félicité des peuples?

SEPTIÈME PARTIE. — II e DIVISION.

DES CONSOMMATIONS PRIVÉES.

CHAPITRE VIII.

Des consommations privées les plus judicieuses.

Les consommations des particuliers sont tellement variées, qu’il est im-possible d’en faire une classification qui les comprenne toutes; ou peut dumoins signaler celles qui sont en général plus particulièrement favorablesaux consommateurs. Ce sont,

1° Celles qui satisfont à des besoins réels;

2° Celles qui sont lentes plutôt que rapides.

Mais toutes sont nécessairement subordonnées à la fortune du consom-mateur et aux autres circonstances sous l’empire desquelles il parcourt laroute de la vie. La connaissance de la vraie nature des choses, un juge-ment sain et une ferme raison, sont dans cette matière les guides les plussûrs qu’il puisse consulter.

1° Par besoins réels, je n’entends pas seulement les besoins qu’on appelle